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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 15:03

Situé entre le Sahara au Nord et les plaines du Sahel au Sud, le Mali est le berceau des empires de l'Afrique de l'Ouest. C'est une terre de diversité, de richesses culturelles et naturelles inimaginables, unique par la variété de ses paysages. Ici, montagnes et falaises alternent avec plaines et déserts. De vastes espaces sauvages dépouillés et vides contrasrent avec la luxuriance de certaines régions. L'abondance des civilisations et des traditions est incomparable, toutes si différentes et déjà si semblables par leur originalité, leur disponibilité aux yeux des voyageurs.

De la fabuleuse Djennè à Mopti (la Venise du Mali) , du pays Dogon fascinant et du pays Mandingue mystérieux, nous avons été ébahis par la beauté, la chaleur et la cordialité rencontrées.

Plus encore, nous avons rencontré, pour un instant trop court hélas, la maman de Yacouba à Siby. Yacouba, souvenez vous, c'est notre ami malien qui a obtenu des papiers après une lutte acharnée contre la stupidité d'un ministre de l'immigration et un préfet borné...(voir mes articles sur ce blog racontant son histoire). Rencontre émouvante de cette maman courageuse à qui nous apportions des bonnes nouvelles de son fils, de sa petite fille Inès qu'elle ne connaît pas encore et dont nous sommes parrains républicains.

Rencontre émouvante également  à Bamako avec les filles et la soeur de Hawa, la compagne de Yacouba.

Et puis, il y a ce geste de solidarité de notre groupe, juste avant de repartir pour la France, qui a permis à Pascal, notre sympathique accompagnateur de l'agence de voyage Maaya Travel de Ségou, de prendre l'avion pour Paris pour subir une opération de la hanche le 2 décembre 2010. Aujourd'hui nous avons de bonnes nouvelles. L'opération a réussi, il ne court pas encore comme un lapin mais ça progresse de jour en jour... 

Oui, un très beau voyage! avec Voyages Coopératifs de Lorient (info@voyagescooperatifs.com)

En feuilletant l'album, vous comprendrez......cliquez sur le lien suivant.

http://www.photoways.com/creation/613501587

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : voyages
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 19:13

Je ne connaissais pas le Nord et ne regrette pas d' avoir passé quelques jours à Lille et les environs. C'est une cité vivante, chaleureuse et accueillante. Classée ville d'art et d'histoire et capitale européenne de la culture en 2004, Lille dispose d'un remarquable Palais des beaux arts que nous  visitons dès notre arrivée après un voyage de 4h30 en TGV au départ de Rennes. Nous n'avons pas vue les 2000 toiles dont de nombreux chefs-oeuvre, du Moyen Age à l'époque contemporaine: Raphaël, Rubens, Véronèse....Les" plans-reliefs" sont impressionnants de précision et de réalisme.

Le centre historique avec le Palais Rihour, la Grand-Place et ses remarquables bâtiments des 17 et 18ème siècles nous plonge dans l'histoire des Flandres.; Le musée de l 'Hospice Comtesse est l' un des derniers témoignages lillois des Comtes de Flandres.

Nous ne pouvions pas ne pas aller dans le Nord sans nous rendre au Centre Historique minier de Lewarde. La Fosse Delloye, transformée en musée, retrace la vie dans les mines en empruntant les 450 mêtres de galleries en compagnie du cht'io Edmond, ancien mineur, dont les histoires nous ont  donné des frissons.

Le beffroi de l'hôtel de ville de Douai mérite aussi le détour. Au fil de l'ascension, nous découvrons la salle des gardes, celle des sonneurs, la salle Gothique, le cellier de l'hôtel de villeet le clocher qui abrite les 62 cloches du carillon.

Une promenade en bateau, au départ de l'écluse de la Barreà Lille jusqu'à Wambrechies nous fait découvrir les berges de la Deule et ses aménagements, sans oublier les friches industrielles encore présentes et témoins d'un passé industriel révolu.

Au bout de cette petite croisière fluviale, la distillerie Claeyssens nous ouvre ses portes et nous fait découvrir les différentes étapes de la fabrication du genièvre.

 

Pour voir l'album: http://www.photoways.com/album/260094974

 

 

 

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : voyages
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 17:14
Pour visiter mon album cliquer ou copier coller l'URL ci-dessous dans la barre d'adresse. Bon voyage! merci d'avance pour vos commentaires....

http://www.photoways.com/creation/267115316
Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : voyages
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 21:04

Pour visualiser l'album, cliquer sur le lien ci-dessous ou le copier coller dans la barre d'adresse.
Merci de me faire part de vos commentaires.
http://www.photoways.com/creation/142172410

Dans ce pays habité depuis l’époque préhistorique, marqué du sceau de la Maison des Habsbourg, églises et abbayes, châteaux baroques et forteresses, palais Renaissance et monuments, splendeurs romanes ou gothiques, édifices Art Nouveau signent l’identité autrichienne au même titre que la richesse des collections de ses innombrables musées.

Nous vous invitons à un circuit d’Innsbruck à Vienne, haut en couleurs, organisé de manière à trouver le meilleur compromis entre la culture et la nature.

Les Princes-Archevêques qui rêvaient de faire de leur cité la « Rome du Nord » ont bâti leur fortune sur les gisements de sel. Aujourd'hui, la province de Salzbourg doit plutôt sa réputation à deux autres atouts : la musique et la montagne. La beauté de cette ville baroque des Préalpes du nord exerce un charme infaillible sur tous les visiteurs du monde entier. Trop sage ? Trop lisse ? Trop « Sissi impératrice » ? Pas si vite : Vienne a toujours fait place aux anticonformistes (Mozart, Freud, Klimt, Trotski,Stefan Zweig...) et ses murs restent imprégnés d'un romantisme extravagant. Vienne saura vous surprendre !

Comment manquer les paysages de la province du Tyrol. Située au coeur des Grandes Alpes, c'est la région la plus montagneuse de toutes, avec forêts, villages, alpages, splendides vallées et lacs de montagne. Comment ne pas évoquer le Danube et l’abbaye de Melk, centre culturel et spirituel en Autriche depuis plus de 1000 ans ?

L’autocar s’est vite imposé comme moyen de transport idéal afin de nous rendre en Autriche. Il permet une vraie découverte des paysages qui sont pour une bonne part au programme de ce périple et nous permet de substantielles économies compte tenu du niveau de vie local.

Une première journée nous mènera aux portes de la Suisse... de là, Innsbruck est à portée ! Le retour se fera par l’Allemagne. Amoureux de la nature et des paysages préservés ce circuit, loin des clichés habituels, vous montrera la quintessence de ce pays !


Avec Voyages Coopératifs

1 rue Edouard Beauvais 56100 LORIENT Tél. 02 97 21 51 29

Email info@voyagescooperatifs.com

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : voyages
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 20:12

Lundi 9 mars 2009, 8h30, la file d'attente s'allonge devant la préfecture pour attendre l'heure d'ouverture. Yacouba et Inès attendent dans le voiture. Il fait frais à cette heure là. Je fais la queue pour réserver la place. Carole  arrive un peu plus tard et me remplace afin que j'aille chercher Yacouba et sa fille.
9h00, les gens s'engouffrent pour retirer un ticket; nous nous répartissons sur deux files pour doubler les chances d'avoir un numéro convenable. Bonne pioche, ce sera le n°19. Les agents commencent les entretiens; ça avance assez vite; Il est 10h00, le numéro 19 s'affiche. Yacouba et Carole se présentent au guichet. Moi, je m'occupe d'Inès. Hawa, sa compagne, n'a pas pu venir car elle est en formation.
Yacouba fait état du jugement de la cour administrative d'appel du 26 décembre 2009 qui oblige la préfecture à réexaminer la situation de Yacouba dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt.

L'agent informe un responsable; petit frisson, car la dernière fois (septembre 2008) c'était pour appeler la police de l'air et des frontières et mettre Yacouba en garde à vue...

Il n'en est rien et on respire. Le responsable arrive avec un dossier épais sous le bras. La demande de carte de séjour est faite sans difficulté. Ouf!
Puis, après quelques minutes d'attente qui ont paru longues, le récépissé de demande de carte de séjour est remis en main propre à Yacouba.
Il fallait voir Yacouba, regarder ce papier, avec un voile dans les yeux. Ce papier qui allait lui ouvrir l'horizon. C'est une belle matinée; il est 11h.

Certes, il faudra attendre trois mois pour avoir la carte de séjour valable un an et renouvelable. Mais, il est libre maintenant de se déplacer, sans crainte d'un contrôle qui pouvait l'emmener de nouveau au Centre de Rétention Administrative de St Jacques de la Lande.
Et surtout, il peut travailler. Dès lundi 16 mars, il embauche; son patron, qu'il a averti dès sa sortie de la préfecture, l'attend ainsi que ses collègues. J'imagine l'accueil qu'ils vont lui faire. Ils s'étaient mobiliser, nombreux, pour témoigner en sa faveur.

 

La joie est immense mais pourtant contenue. D'autres Yacouba sont en situation irrégulière et retenus au CRA......

 

Par Daniel HEURTAULT
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 23:00

Vous souvenez vous de ce travailleur « sans papier », père d’Inès interpellez une première fois à la préfecture d’Ille et Vilaine, alors qu’il entreprenait des démarches pour régulariser sa situation, puis incarcérer au Centre de Rétention Administratif de St Jacques de la Landes puis remis en liberté sur décision du juge des libertés, mais avec un arrêté de reconduite à la frontière de Monsieur le Préfet, confirmé par le tribunal administratif de Rennes.

Vous souvenez vous de ce père de famille, interpellé de nouveau, cette fois ci, sur son lieu de travail, puis incarcéré au Centre de Rétention Administratif de Massy Palaiseau et remis de nouveau en liberté par le juge des libertés d’Evry avec toujours l’arrêté de reconduite à la frontière.

De retour à Rennes , il vit enfermé, avec la peur au ventre par crainte de se faire de nouveau interpellé et reconduit immédiatement dans son pays le Mali.

En décembre 2008, il s’est déplacé à Nantes avec son avocat, sa compagne et sa fille pour obtenir auprès de la Cour Administrative d’Appel, l’annulation du jugement et de l’arrêté de reconduite à la frontière.

 

Et bien, je vous annonce une excellente nouvelle, NOUS AVONS GAGNE !!! C’est tombé le 16 février 2009.

 

Annulé, le jugement du 23 septembre 2008 par lequel le magistrat désigné par le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande de Yacouba tendant à l’annulation de l’arrêté du Préfet  du 17 septembre 2008, décidant sa  reconduite à la frontière et dans son pays le Mali.

 

Annulé, l’arrêté de reconduite à la frontière entaché d’illégalité, selon le Président de la Cour Administrative d’Appel, en ce qu’il est contraire à l’article 3-1 de la Convention de New York, c’est à dire au droit de sa petite fille Inès de vivre auprès de ses deux parents, considéré comme un intérêt supérieur.

 

Inutile de vous dire que tout le monde est heureux et la petite famille entrevoit enfin le début de la fin des soucis.

 

Voilà donc une bonne chose de faite. Reste que le Préfet a un mois pour réexaminer la situation de Yacouba.

Alors, c’est quoi ce réexamen ?

1)      la délivrance d’une carte de séjour, c’est le minimum !

2)      temporaire ? combien de temps ?

3)      avec autorisation de travail ? c’est très important.

 

Le travail. Il ne travaillait plus depuis le 7 novembre 2008….par peur d’être de nouveau interpellé et parce que son patron ne voulait pas avoir d’ennui.

Mais son emploi l’attend. Son patron l’attend. Il faut qu’il puisse travailler rapidement car les ressources ne rentrent plus depuis le mois de novembre. Yacouba veut travailler et c’est tout à son honneur.

Il ne veut pas vivre d’assistanat.

 

Alors le combat continu avec l’avocat, RESF, le MRAP , les élus et nous ! et puis il y a le recours auprès du Président de la Commission Nationale du Droit d’Asile suite à la décision de rejet du Directeur de l’OFPRA….

 

Carole de RESF m’annonce que le CRA de St Jacques de la Lande est rempli. Des parloirs sauvages en perspective….solidarité oblige !

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : Actualité
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 19:12

Le 60ème anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme est l’occasion pour moi de témoigner sur des comportements contestables de la police aux frontières. En effet, il illustre sans équivoque, le comportement pour le moins, inhumain de cette dernière comme d’ailleurs, celui du préfet de l’Ille et Vilaine.

Il s’agit du cas d’un ressortissant malien, sans papier, pour lequel une mobilisation de soutien a eu lieu en septembre et novembre 2008 suite à son incarcération au centre de rétention administrative de Rennes et de Massy Palaiseau et qui a été couvert dans le journal Ouest France édition des 8 et 9 novembre. Je précise que, mon épouse et moi-même, nous sommes les parrains républicains de sa petite fille de 19 mois à ce jour.

Lors de sa deuxième interpellation, j’ai été le témoin visuel d’une scène qui a réveillé en moi un sentiment de révolte.

Alerté le matin du 5 novembre par sa compagne, de même nationalité, que son compagnon est interpellé sur son lieu de travail, je me rends, en début d’après midi, à leur domicile pour la réconforter. La police  l’a informé par téléphone que son compagnon est en garde à vue, sans préciser le lieu, seulement en donnant un numéro de téléphone où elle peut le joindre.
Elle me raconte les conditions de la mise en garde à vue de son compagnon.

La veille, c'est à dire le mardi, alors qu'elle rejoint le domicile de son compagnon parti le matin à son travail, elle constate que trois hommes en civil, profitent de ce qu'elle ouvre le sas d'entrée sécurisée de l'immeuble, pour monter à l'étage. Ils font comme si de rien n'était et poursuivent  la montée des escaliers tout en observant probablement l'ouverture de la porte de son appartement. Une fois entrée dans l'appartement et la porte refermée, ils redescendent et sonnent à la porte de l'appartement, laquelle est  ouverte sans crainte.

Ils présentent leurs  cartes de police en lui expliquant qu'il ne faut pas s'inquiéter, qu'ils viennent recueillir des compléments d'informations pour régulariser les papiers de son compagnon. Ils lui demandent s'il est bien le père de la petite fille, ce que la maman  confirme. Ils veulent savoir où il est. Elle leur dit qu'il est sorti puis de fil en aiguille, ils  obtiennent, d'une façon insidieuse et certainement bien rodée, l'information sur son lieu de travail et repartent sans rien dire d’autre.

En fait,  ils partent le cueillir sur son lieu de travail ! 

Alors que j’essaye de le contacter sur son portable,  un message enregistré me stupéfait. Il s’agit d’une réplique du film « Les gendarmes de Saint-Tropez » dans laquelle je reconnais, surpris, la voix de Michel Galabru s’adressant à son adjoint et lui disant à peu près ceci : «  Tu vas voir Gruchot on va les arrêter, les coffrer…..etc. ! »

Sa compagne me confirme que c’est ce message qu’elle a quand elle essaye de joindre son compagnon et que ce n’est pas l’annonce habituelle ! méthode révoltante !

Vers16 h 00, coup de sonnette à la porte, deux policiers se présentent. Ils encadrent son compagnon, les mains menottées derrière le dos, les chaussures sans lacets....Ils viennent chercher des papiers qu'ils emportent. C'est le courrier de l'avocate l'informant de la requête en annulation du jugement d'expulsion du mois de septembre. J'en ai pris connaissance avant qu'ils ne viennent. Ils ont tout pris.

Tout s'est passé dans le calme. Mon ami est resté digne et calme toujours menotté. Je me suis hasardé à leur demander s’il est vraiment nécessaire de le laisser menotter. Réponse froide et sans appel : c’est le règlement !!!

Au fond de moi-même je me suis dis, méthode inhumaine et dégradante devant sa compagne et sa petite fille. Je ne voulais pas envenimer la situation pour ne pas nuire à mon ami.

Alors qu'ils s'apprêtent à partir, je demande où ils l'emmènent. Bien sûr qu'à leurs yeux, j'apparais comme un intrus; L'un des policiers me demande qui je suis, prétextant que lui, il a montré qui il est en présentant sa carte de police! Je lui réponds que je suis un ami de la famille. Il  me dit finalement qu'ils l’emmènent route de Lorient à la Police aux frontières où il est en garde à vue. Alors qu'ils quittent l'appartement sa petite fille s'est mise à crier en courant vers son père; Son papa n'a même pas pu la prendre dans ses bras menottés pour l'embrasser. Je l'ai prise dans mes bras pour la consoler et l’éloigner de cette vision insupportable.

La porte s'est refermée. Nous sommes restés, sa compagne et moi, sans voix le coeur déchiré!

Ils le conduisent le lendemain, après une nouvelle perquisition à son domicile et pour qu’il prenne quelques affaires, en voiture au CRA de Massy Palaiseau pour l’éloigner de ses soutiens et envisager son expulsion vers son pays.

Les réseaux de soutien rennais se mobilisent et active les réseaux de la région Parisienne. L’avocate de permanence l’assiste pour le défendre. Il passe devant le juge des libertés auprès du tribunal d' Evry qui le libère pour la seconde fois !

Sorti libre du tribunal, il est laissé là, en plan.. Où sont-ils ceux qui l’ont transporté en voiture ? Se sont-ils inquiétés de son sort ?  Sans argent, comment allait-il faire pour manger et prendre son train pour Rennes. Mais là encore, la solidarité a fonctionné. Son avocat lui à offert le déjeuner. Une militante de RESF le conduit à la gare Montparnasse. Avant, elle l’emmène voir des compatriotes en grève. Il explique sa situation. Spontanément, une collecte est faite. Il recueille 40 euros, presque le prix du billet de train. L’amie lui avance 20 euros que nous lui rembourserons par la suite. Le train sera à Rennes vers 19h00.

Nous l’attendons mon épouse et moi sur le quai de la gare, une personne du MRAP et de RESF également. Enfin il est là, un petit sac plastique à la main comme seul bagage. Jusqu’au bout nous étions inquiets ! Nous le reconduisons chez lui auprès de sa fille et de sa compagne ; Après les embrassades, les étreintes et l’émotion nous refermons la porte discrètement pour les laisser dans leur intimité retrouvée. Tout le monde allait bien dormir ce soir là.

 

Cependant, l’acharnement dont fait preuve la préfecture d’Ille et Vilaine est tel, que le commissaire du gouvernement, à l’occasion de la requête en appel au Tribunal Administratif d’Appel de Nantes, le 11 décembre (le lendemain du 60 ème anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme !), où nous l’avons emmené en voiture avec sa fille et sa compagne, a lu avec froideur les mêmes motifs justifiant aux yeux du Préfet d’Ille et Vilaine sous la signature du secrétaire général, l’expulsion de ce père de famille. La plaidoirie de l’avocate a été excellente. Cela n’avait rien à voir avec la plaidoirie du premier avocat qui, de l’avis des spécialistes, avait été lamentable.

La décision du président du tribunal interviendra dans trois semaines… .

Au retour, nous proposons à notre ami de passer saluer ses collègues de travail ; c’est sur le trajet. Il accepte très content de les revoir après quatre semaines d’absence forcée.  Il ne peut plus travailler pour l’instant de peur de se faire interpeller de nouveau. Son patron risque  des poursuites judiciaires pour avoir embaucher un travailleur sans papier. Il lui a même fait un contrat à durée indéterminée et est entièrement satisfait du travail fourni. Il est prêt à l’embaucher de nouveau dès que la régularisation interviendra.

Il faut le voir notre ami sur son lieu de travail. Il est accueilli chaleureusement par tous ses collègues.

 

Monsieur le Préfet est-il à ce point sourd pour ne pas entendre les arguments sur la violation de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, sur l’erreur d’appréciation des conséquences que l’arrêté d’expulsion entraîne sur la situation personnelle de mon ami, sur la violation de l’article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l’enfant.

 Est-il à ce point sourd pour ne pas prendre en compte les appels du Maire de Rennes et des conseillers municipaux, du Président du Conseil Général et des conseillers généraux qui ont pris fait et cause pour notre ami ? Fera t-il  preuve de plus d’humanité dans le traitement des dossiers de régularisation ?

Je crois en la justice de mon pays. Je suis convaincu que le président a entendu les arguments de l’avocate et qu’il annulera l’arrêté de reconduite à la frontière prononcé le 23 septembre 2008.

 Humainement, il ne peut en être autrement.

 

Par ce témoignage, j’ai voulu montrer qu’à partir d’une démarche de régularisation sincère en préfecture, une personne se retrouve après 8 ans de présence sur le territoire français, dans une  situation précaire, plus de travail, plus de ressources, avec l’angoisse du lendemain de se faire interpeller de nouveau et d’être mis dans un avion à destination de son pays d’origine, laissant ainsi sa compagne, en situation régulière et sa petite fille, née sur le sol français, seules et désemparées, sans possibilité de retourner dans un pays où les structures de soins médicaux ne permettent pas de leur garantir les traitements thérapeutiques vitaux.

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : Actualité
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 14:03





Une amie nous a donné une bouture d'une plante grasse qui a fleuri cette année . Son nom, mais je n'en suis pas certain, c'est thrichocéréus de la catégoie des cactées. Si quelqu'un peut me donner son nom réel, je suis preneur. Merci par avance.
Cette plante a fait à ce jour 3 fleurs (une à chaque fois), au développement impressionnant et curieux que j'ai traité avec humour, du moins je l'espère!










Avant, c’est pendant ......






et ça peut durer longtemps…








Un moment, 

                                                                              





c’est même bandant et assez excitant!!!













Puis pendant, c’est l’extase
et ça dure moins longtemps,
 l’espace d’un instant….















                                                                                                     

                                                                                               




Et après , hélas, c’est pendant…..

Pour un certain temps!!

 

Par Daniel HEURTAULT
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 23:37

Au moment où l’on s’apprête à commémorer les 40 ans  des événements de mai 1968, j’ai envie de raconter mon histoire.

Quand j’ai débarqué,venant de Lamballe, avec ma valise, gare Montparnasse, au début du mois de février 1968 pour rejoindre mon affectation, au central téléphonique de Paris Inter archives après une réussite au concours externe d’agent des PTT, j’étais loin d’imaginer que j’allais vivre, 3 mois après, une période déterminante pour la suite de ma vie.

J’étais un jeune homme de 23 ans, arrivé de mes Côtes du Nord de l’époque, Côtes d’Armor aujourd’hui, heureux d’avoir un emploi dans une grande administration au service du public. Le hasard des affectations a fait que mon premier métier allait être opérateur téléphonique, avec un casque sur la tête, une fiche entre les mains pour mettre les gens en relation entre eux.

Très vite je m’intéressais au syndicat local, probablement une influence familiale, mon père était délégué syndical CGT au Haras de Lamballe.

Puis vinrent les grèves et le 13 mai, le central téléphonique entrait dans le mouvement. Les assemblées générales, les piquets de grèves et les manifestations étaient notre quotidien. Nous voulions changer la France et le Monde…..

Les manifestations, avec leurs parcours traditionnels, Nation Bastille, Nation République, étaient des moments de ferveur populaire impressionnants pour le jeune provincial que j’étais. J’ai conservé ma carte de grèves qui marque 18 jours de grèves avec reprise du travail le 19ème jour, le 6 juin exactement.

Et puis on y fait des rencontres. J’y ai fait une rencontre. Une petite jeune fille brune, à l’accent chantant, qui allait devenir ma femme six mois plus tard.

J’ai conservé aussi des coupures de journaux (l’Humanité, Noir et blanc) et des photos où j’apparais avec une jeune fille sur mes épaules lors de l’immense manifestation du 29 mai (le jour où disparaissait de Gaulle!). La légende présente cette photo comme une « passionnaria » en herbe sur les épaules d’un camarade galant.

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : Actualité
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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 20:49

Nous sommes partis de Punta Sabbioni en fin d’après-midi du jeudi 20 septembre, après notre dernière visite de Venise, pour prendre la route vers la Slovénie que nous traversons dans la nuit. Nous arrivons à Opatija en Croatie et plus exactement à l’est de la province d’Istrie, à l’hôtel Méditéran.

 

Nous découvrons le site le lendemain matin. L’hôtel est face à la mer (golfe du Kvarner) et un superbe soleil annonce une belle journée.

 

Opatija, station balnéaire au passé prestigieux, est très fréquentée l’été. Les luxuriantes villas, résidences d’été, qui bordent la route sont là pour rappeler qu’elles furent habitées par des têtes couronnées et la noblesse autrichienne…

 

L’hôtel est notre base de départ des excursions que nous faisons pendant deux jours.

 

Premier jour:

Direction  Pula (Pola). Située pratiquement à l’extrémité sud de la péninsule, c’est la ville la plus importante de la région . Les arènes, construites sous Auguste, furent jadis le théâtre de sanglants combats et accueillent maintenant, en été, concerts et représentations théâtrales . Dans les caves voûtées nous visitons une exposition sur la culture de la vigne et des olives à l’époque romaine (amphores, pressoirs…) . La promenade dans la ville nous fait découvrir d’autres monuments de l’époque romaine : le temple d’Auguste sur la place de la République, la porte d’Hercule, la porte des Gémeaux…

 

James Joyce s’y installa en 1904 comme professeur d’anglais( rappelez-vous nous l’avions croisé à Trieste). On voit sa statue installée à la terrasse d’un café dans la rue piétonne, comme s’il observait les passants en dégustant un café. Je me suis procuré son livre dans la collection Folio, au titre évocateur d’aventures, Ulysse. J’avoue avoir un peu de mal à m’accrocher à la lecture tant le style est particulier…et 1157 pages… j’en ai lu actuellement à peine cent !

 

Après deux heures de visite et une ponction de quelques kunas au distributeur de billets, retour au car et en route pour le déjeuner dans le restaurant Fjord au bord du fjord de Plomin en remontant au Nord-Est vers Labin. Après le déjeuner certains en profitent pour faire quelques achats d’huile d’olive sur le petit marché installé au bord du fjord.

 

Puis départ pour Rovinj, petit cité historique pittoresque, de style vénitien, située sur la côte Ouest. Ses rues étroites nous amènent jusqu’à l’église Sainte-Euphémie, emblème de la ville, construite à l’endroit le plus élevé de la ville. Son clocher est une réplique presque parfaite du Campanile de Venise. Du terre-plein nous avons une vue splendide du port et de l’Adriatique. Le temps de prendre quelques photos, le groupe redescend pour reprendre le car qui nous amène à  Porec.

 

La journée se termine par une courte et rapide visite de la ville où nous nous attardons quand même pour admirer les mosaïques de la basilique Euphrasius, monument le plus célèbre de la ville, unique aussi en Croatie datant de l’époque byzantine. Ses mosaïques sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Retour à Opatija par le  massif Cicarija en traversant la péninsule d’Ouest en Est . Il n’y a pas beaucoup d’ambiance dans le car après cette journée fatigante, nombreux sont ceux qui se sont assoupis emportant avec eux les belles images de l’excursion.

 

Deuxième jour :

C’est une visite de l’Île de KRK (prononcer keurk) qui nous attend. En remontant la baie d’Opatija vers l’Est, le car prend la route qui surplombe le golfe du Kvarner, contourne Rijeka (Riéca), premier port industriel du pays. Nous ne nous y arrêtons pas. Les hautes cheminées des usines crachent leurs fumées polluantes. Le car emprunte le long pont (1309m) qui relie l’île au continent depuis 1980.

 

Krk est l’île la plus vaste de l’Adriatique croate. La partie Est que nous empruntons est plutôt aride. Quand nous arrivons à la ville portuaire de Krk, sur la côte sud, le paysage de type méditerranéen est plus accueillant. La circulation des véhicules dans la  vieille ville fortifiée permet aux piétons de flâner dans les rues. Nous ne visitons pas d’édifices mais nous nous attardons à l’extérieur en écoutant les explications de Majda, notre guide, sur la Cathédrale Sainte Marie, de style roman, sur les remparts de XIIème siècle, sur l’église romane Sveti Kirin,

La ballade dans l’île se poursuit en prenant le bateau pour aller sur une petite île dénommée Kosljun. Elle abrite un vieux monastère franciscain et une église abbatiale, renfermant de nombreux trésors artistiques et entourée de magnifiques jardins.

 

De retour à Krk, nous partons pour Vrbnik de l’autre côté de l’île en empruntant la Kracka Magistrale, nom donné à l’axe routier principal. Le village se dresse sur un promontoire rocheux plongeant abruptement dans la mer. Le car nous dépose sur un parking et nous continuons à pied par les vielles ruelles pour rejoindre le restaurant Gospoja où nous allons déguster le vin croate. C’est la patrie du Zlahtina, un vin blanc capiteux, couleur miel. L’accueil y est chaleureux. Nous avons passé un bon moment. J’ai acheté quelques bouteilles de blanc et de rouge.

 

Le séjour se termine et de retour à l’hôtel, nous organisons un apéro avec les achats prévus pour un pique-nique qui n’a pas eu lieu. Encore un bon moment convivial en terre croate face à la mer avec le bruit des vagues qui déferlent doucement sur la plage… (voir la vidéo)

 

Merci à Dominique, Pascale, Philippe pour leur gentillesse et leur disponibilité. Merci à l’association Voyages Coopératifs pour l’organisation de ce voyage. J’invite les lecteurs de mon blog à aller sur le site de l’association pour y découvrir les propositions de voyages : http://www.voyagescooperatifs.com

Des problèmes de transfert de la vidéo ne me permettent pas pour l'instant de la mettre en ligne.

 

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : voyages
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