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Lundi 7 septembre 2009

Dans ce pays habité depuis l’époque préhistorique, marqué du sceau de la Maison des Habsbourg, églises et abbayes, châteaux baroques et forteresses, palais Renaissance et monuments, splendeurs romanes ou gothiques, édifices Art Nouveau signent l’identité autrichienne au même titre que la richesse des collections de ses innombrables musées.

Nous vous invitons à un circuit d’Innsbruck à Vienne, haut en couleurs, organisé de manière à trouver le meilleur compromis entre la culture et la nature.

Les Princes-Archevêques qui rêvaient de faire de leur cité la « Rome du Nord » ont bâti leur fortune sur les gisements de sel. Aujourd'hui, la province de Salzbourg doit plutôt sa réputation à deux autres atouts : la musique et la montagne. La beauté de cette ville baroque des Préalpes du nord exerce un charme infaillible sur tous les visiteurs du monde entier. Trop sage ? Trop lisse ? Trop « Sissi impératrice » ? Pas si vite : Vienne a toujours fait place aux anticonformistes (Mozart, Freud, Klimt, Trotski,Stefan Zweig...) et ses murs restent imprégnés d'un romantisme extravagant. Vienne saura vous surprendre !

Comment manquer les paysages de la province du Tyrol. Située au coeur des Grandes Alpes, c'est la région la plus montagneuse de toutes, avec forêts, villages, alpages, splendides vallées et lacs de montagne. Comment ne pas évoquer le Danube et l’abbaye de Melk, centre culturel et spirituel en Autriche depuis plus de 1000 ans ?

L’autocar s’est vite imposé comme moyen de transport idéal afin de nous rendre en Autriche. Il permet une vraie découverte des paysages qui sont pour une bonne part au programme de ce périple et nous permet de substantielles économies compte tenu du niveau de vie local.

Une première journée nous mènera aux portes de la Suisse... de là, Innsbruck est à portée ! Le retour se fera par l’Allemagne. Amoureux de la nature et des paysages préservés ce circuit, loin des clichés habituels, vous montrera la quintessence de ce pays !


Avec Voyages Coopératifs

1 rue Edouard Beauvais 56100 LORIENT Tél. 02 97 21 51 29

Email info@voyagescooperatifs.com

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : voyages
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Vendredi 13 mars 2009

Lundi 9 mars 2009, 8h30, la file d'attente s'allonge devant la préfecture pour attendre l'heure d'ouverture. Yacouba et Inès attendent dans le voiture. Il fait frais à cette heure là. Je fais la queue pour réserver la place. Carole  arrive un peu plus tard et me remplace afin que j'aille chercher Yacouba et sa fille.
9h00, les gens s'engouffrent pour retirer un ticket; nous nous répartissons sur deux files pour doubler les chances d'avoir un numéro convenable. Bonne pioche, ce sera le n°19. Les agents commencent les entretiens; ça avance assez vite; Il est 10h00, le numéro 19 s'affiche. Yacouba et Carole se présentent au guichet. Moi, je m'occupe d'Inès. Hawa, sa compagne, n'a pas pu venir car elle est en formation.
Yacouba fait état du jugement de la cour administrative d'appel du 26 décembre 2009 qui oblige la préfecture à réexaminer la situation de Yacouba dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt.

L'agent informe un responsable; petit frisson, car la dernière fois (septembre 2008) c'était pour appeler la police de l'air et des frontières et mettre Yacouba en garde à vue...

Il n'en est rien et on respire. Le responsable arrive avec un dossier épais sous le bras. La demande de carte de séjour est faite sans difficulté. Ouf!
Puis, après quelques minutes d'attente qui ont paru longues, le récépissé de demande de carte de séjour est remis en main propre à Yacouba.
Il fallait voir Yacouba, regarder ce papier, avec un voile dans les yeux. Ce papier qui allait lui ouvrir l'horizon. C'est une belle matinée; il est 11h.

Certes, il faudra attendre trois mois pour avoir la carte de séjour valable un an et renouvelable. Mais, il est libre maintenant de se déplacer, sans crainte d'un contrôle qui pouvait l'emmener de nouveau au Centre de Rétention Administrative de St Jacques de la Lande.
Et surtout, il peut travailler. Dès lundi 16 mars, il embauche; son patron, qu'il a averti dès sa sortie de la préfecture, l'attend ainsi que ses collègues. J'imagine l'accueil qu'ils vont lui faire. Ils s'étaient mobiliser, nombreux, pour témoigner en sa faveur.

 

La joie est immense mais pourtant contenue. D'autres Yacouba sont en situation irrégulière et retenus au CRA......

 

Par Daniel HEURTAULT
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Mercredi 18 février 2009

Vous souvenez vous de ce travailleur « sans papier », père d’Inès interpellez une première fois à la préfecture d’Ille et Vilaine, alors qu’il entreprenait des démarches pour régulariser sa situation, puis incarcérer au Centre de Rétention Administratif de St Jacques de la Landes puis remis en liberté sur décision du juge des libertés, mais avec un arrêté de reconduite à la frontière de Monsieur le Préfet, confirmé par le tribunal administratif de Rennes.

Vous souvenez vous de ce père de famille, interpellé de nouveau, cette fois ci, sur son lieu de travail, puis incarcéré au Centre de Rétention Administratif de Massy Palaiseau et remis de nouveau en liberté par le juge des libertés d’Evry avec toujours l’arrêté de reconduite à la frontière.

De retour à Rennes , il vit enfermé, avec la peur au ventre par crainte de se faire de nouveau interpellé et reconduit immédiatement dans son pays le Mali.

En décembre 2008, il s’est déplacé à Nantes avec son avocat, sa compagne et sa fille pour obtenir auprès de la Cour Administrative d’Appel, l’annulation du jugement et de l’arrêté de reconduite à la frontière.

 

Et bien, je vous annonce une excellente nouvelle, NOUS AVONS GAGNE !!! C’est tombé le 16 février 2009.

 

Annulé, le jugement du 23 septembre 2008 par lequel le magistrat désigné par le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande de Yacouba tendant à l’annulation de l’arrêté du Préfet  du 17 septembre 2008, décidant sa  reconduite à la frontière et dans son pays le Mali.

 

Annulé, l’arrêté de reconduite à la frontière entaché d’illégalité, selon le Président de la Cour Administrative d’Appel, en ce qu’il est contraire à l’article 3-1 de la Convention de New York, c’est à dire au droit de sa petite fille Inès de vivre auprès de ses deux parents, considéré comme un intérêt supérieur.

 

Inutile de vous dire que tout le monde est heureux et la petite famille entrevoit enfin le début de la fin des soucis.

 

Voilà donc une bonne chose de faite. Reste que le Préfet a un mois pour réexaminer la situation de Yacouba.

Alors, c’est quoi ce réexamen ?

1)      la délivrance d’une carte de séjour, c’est le minimum !

2)      temporaire ? combien de temps ?

3)      avec autorisation de travail ? c’est très important.

 

Le travail. Il ne travaillait plus depuis le 7 novembre 2008….par peur d’être de nouveau interpellé et parce que son patron ne voulait pas avoir d’ennui.

Mais son emploi l’attend. Son patron l’attend. Il faut qu’il puisse travailler rapidement car les ressources ne rentrent plus depuis le mois de novembre. Yacouba veut travailler et c’est tout à son honneur.

Il ne veut pas vivre d’assistanat.

 

Alors le combat continu avec l’avocat, RESF, le MRAP , les élus et nous ! et puis il y a le recours auprès du Président de la Commission Nationale du Droit d’Asile suite à la décision de rejet du Directeur de l’OFPRA….

 

Carole de RESF m’annonce que le CRA de St Jacques de la Lande est rempli. Des parloirs sauvages en perspective….solidarité oblige !

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : Actualité
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Dimanche 14 décembre 2008

Le 60ème anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme est l’occasion pour moi de témoigner sur des comportements contestables de la police aux frontières. En effet, il illustre sans équivoque, le comportement pour le moins, inhumain de cette dernière comme d’ailleurs, celui du préfet de l’Ille et Vilaine.

Il s’agit du cas d’un ressortissant malien, sans papier, pour lequel une mobilisation de soutien a eu lieu en septembre et novembre 2008 suite à son incarcération au centre de rétention administrative de Rennes et de Massy Palaiseau et qui a été couvert dans le journal Ouest France édition des 8 et 9 novembre. Je précise que, mon épouse et moi-même, nous sommes les parrains républicains de sa petite fille de 19 mois à ce jour.

Lors de sa deuxième interpellation, j’ai été le témoin visuel d’une scène qui a réveillé en moi un sentiment de révolte.

Alerté le matin du 5 novembre par sa compagne, de même nationalité, que son compagnon est interpellé sur son lieu de travail, je me rends, en début d’après midi, à leur domicile pour la réconforter. La police  l’a informé par téléphone que son compagnon est en garde à vue, sans préciser le lieu, seulement en donnant un numéro de téléphone où elle peut le joindre.
Elle me raconte les conditions de la mise en garde à vue de son compagnon.

La veille, c'est à dire le mardi, alors qu'elle rejoint le domicile de son compagnon parti le matin à son travail, elle constate que trois hommes en civil, profitent de ce qu'elle ouvre le sas d'entrée sécurisée de l'immeuble, pour monter à l'étage. Ils font comme si de rien n'était et poursuivent  la montée des escaliers tout en observant probablement l'ouverture de la porte de son appartement. Une fois entrée dans l'appartement et la porte refermée, ils redescendent et sonnent à la porte de l'appartement, laquelle est  ouverte sans crainte.

Ils présentent leurs  cartes de police en lui expliquant qu'il ne faut pas s'inquiéter, qu'ils viennent recueillir des compléments d'informations pour régulariser les papiers de son compagnon. Ils lui demandent s'il est bien le père de la petite fille, ce que la maman  confirme. Ils veulent savoir où il est. Elle leur dit qu'il est sorti puis de fil en aiguille, ils  obtiennent, d'une façon insidieuse et certainement bien rodée, l'information sur son lieu de travail et repartent sans rien dire d’autre.

En fait,  ils partent le cueillir sur son lieu de travail ! 

Alors que j’essaye de le contacter sur son portable,  un message enregistré me stupéfait. Il s’agit d’une réplique du film « Les gendarmes de Saint-Tropez » dans laquelle je reconnais, surpris, la voix de Michel Galabru s’adressant à son adjoint et lui disant à peu près ceci : «  Tu vas voir Gruchot on va les arrêter, les coffrer…..etc. ! »

Sa compagne me confirme que c’est ce message qu’elle a quand elle essaye de joindre son compagnon et que ce n’est pas l’annonce habituelle ! méthode révoltante !

Vers16 h 00, coup de sonnette à la porte, deux policiers se présentent. Ils encadrent son compagnon, les mains menottées derrière le dos, les chaussures sans lacets....Ils viennent chercher des papiers qu'ils emportent. C'est le courrier de l'avocate l'informant de la requête en annulation du jugement d'expulsion du mois de septembre. J'en ai pris connaissance avant qu'ils ne viennent. Ils ont tout pris.

Tout s'est passé dans le calme. Mon ami est resté digne et calme toujours menotté. Je me suis hasardé à leur demander s’il est vraiment nécessaire de le laisser menotter. Réponse froide et sans appel : c’est le règlement !!!

Au fond de moi-même je me suis dis, méthode inhumaine et dégradante devant sa compagne et sa petite fille. Je ne voulais pas envenimer la situation pour ne pas nuire à mon ami.

Alors qu'ils s'apprêtent à partir, je demande où ils l'emmènent. Bien sûr qu'à leurs yeux, j'apparais comme un intrus; L'un des policiers me demande qui je suis, prétextant que lui, il a montré qui il est en présentant sa carte de police! Je lui réponds que je suis un ami de la famille. Il  me dit finalement qu'ils l’emmènent route de Lorient à la Police aux frontières où il est en garde à vue. Alors qu'ils quittent l'appartement sa petite fille s'est mise à crier en courant vers son père; Son papa n'a même pas pu la prendre dans ses bras menottés pour l'embrasser. Je l'ai prise dans mes bras pour la consoler et l’éloigner de cette vision insupportable.

La porte s'est refermée. Nous sommes restés, sa compagne et moi, sans voix le coeur déchiré!

Ils le conduisent le lendemain, après une nouvelle perquisition à son domicile et pour qu’il prenne quelques affaires, en voiture au CRA de Massy Palaiseau pour l’éloigner de ses soutiens et envisager son expulsion vers son pays.

Les réseaux de soutien rennais se mobilisent et active les réseaux de la région Parisienne. L’avocate de permanence l’assiste pour le défendre. Il passe devant le juge des libertés auprès du tribunal d' Evry qui le libère pour la seconde fois !

Sorti libre du tribunal, il est laissé là, en plan.. Où sont-ils ceux qui l’ont transporté en voiture ? Se sont-ils inquiétés de son sort ?  Sans argent, comment allait-il faire pour manger et prendre son train pour Rennes. Mais là encore, la solidarité a fonctionné. Son avocat lui à offert le déjeuner. Une militante de RESF le conduit à la gare Montparnasse. Avant, elle l’emmène voir des compatriotes en grève. Il explique sa situation. Spontanément, une collecte est faite. Il recueille 40 euros, presque le prix du billet de train. L’amie lui avance 20 euros que nous lui rembourserons par la suite. Le train sera à Rennes vers 19h00.

Nous l’attendons mon épouse et moi sur le quai de la gare, une personne du MRAP et de RESF également. Enfin il est là, un petit sac plastique à la main comme seul bagage. Jusqu’au bout nous étions inquiets ! Nous le reconduisons chez lui auprès de sa fille et de sa compagne ; Après les embrassades, les étreintes et l’émotion nous refermons la porte discrètement pour les laisser dans leur intimité retrouvée. Tout le monde allait bien dormir ce soir là.

 

Cependant, l’acharnement dont fait preuve la préfecture d’Ille et Vilaine est tel, que le commissaire du gouvernement, à l’occasion de la requête en appel au Tribunal Administratif d’Appel de Nantes, le 11 décembre (le lendemain du 60 ème anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme !), où nous l’avons emmené en voiture avec sa fille et sa compagne, a lu avec froideur les mêmes motifs justifiant aux yeux du Préfet d’Ille et Vilaine sous la signature du secrétaire général, l’expulsion de ce père de famille. La plaidoirie de l’avocate a été excellente. Cela n’avait rien à voir avec la plaidoirie du premier avocat qui, de l’avis des spécialistes, avait été lamentable.

La décision du président du tribunal interviendra dans trois semaines… .

Au retour, nous proposons à notre ami de passer saluer ses collègues de travail ; c’est sur le trajet. Il accepte très content de les revoir après quatre semaines d’absence forcée.  Il ne peut plus travailler pour l’instant de peur de se faire interpeller de nouveau. Son patron risque  des poursuites judiciaires pour avoir embaucher un travailleur sans papier. Il lui a même fait un contrat à durée indéterminée et est entièrement satisfait du travail fourni. Il est prêt à l’embaucher de nouveau dès que la régularisation interviendra.

Il faut le voir notre ami sur son lieu de travail. Il est accueilli chaleureusement par tous ses collègues.

 

Monsieur le Préfet est-il à ce point sourd pour ne pas entendre les arguments sur la violation de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, sur l’erreur d’appréciation des conséquences que l’arrêté d’expulsion entraîne sur la situation personnelle de mon ami, sur la violation de l’article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l’enfant.

 Est-il à ce point sourd pour ne pas prendre en compte les appels du Maire de Rennes et des conseillers municipaux, du Président du Conseil Général et des conseillers généraux qui ont pris fait et cause pour notre ami ? Fera t-il  preuve de plus d’humanité dans le traitement des dossiers de régularisation ?

Je crois en la justice de mon pays. Je suis convaincu que le président a entendu les arguments de l’avocate et qu’il annulera l’arrêté de reconduite à la frontière prononcé le 23 septembre 2008.

 Humainement, il ne peut en être autrement.

 

Par ce témoignage, j’ai voulu montrer qu’à partir d’une démarche de régularisation sincère en préfecture, une personne se retrouve après 8 ans de présence sur le territoire français, dans une  situation précaire, plus de travail, plus de ressources, avec l’angoisse du lendemain de se faire interpeller de nouveau et d’être mis dans un avion à destination de son pays d’origine, laissant ainsi sa compagne, en situation régulière et sa petite fille, née sur le sol français, seules et désemparées, sans possibilité de retourner dans un pays où les structures de soins médicaux ne permettent pas de leur garantir les traitements thérapeutiques vitaux.

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : Actualité
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Mercredi 10 septembre 2008





Une amie nous a donné une bouture d'une plante grasse qui a fleuri cette année . Son nom, mais je n'en suis pas certain, c'est thrichocéréus de la catégoie des cactées. Si quelqu'un peut me donner son nom réel, je suis preneur. Merci par avance.
Cette plante a fait à ce jour 3 fleurs (une à chaque fois), au développement impressionnant et curieux que j'ai traité avec humour, du moins je l'espère!










Avant, c’est pendant ......






et ça peut durer longtemps…








Un moment, 

                                                                              





c’est même bandant et assez excitant!!!













Puis pendant, c’est l’extase
et ça dure moins longtemps,
 l’espace d’un instant….















                                                                                                     

                                                                                               




Et après , hélas, c’est pendant…..

Pour un certain temps!!

 

Par Daniel HEURTAULT
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Lundi 24 mars 2008

Au moment où l’on s’apprête à commémorer les 40 ans  des événements de mai 1968, j’ai envie de raconter mon histoire.

Quand j’ai débarqué,venant de Lamballe, avec ma valise, gare Montparnasse, au début du mois de février 1968 pour rejoindre mon affectation, au central téléphonique de Paris Inter archives après une réussite au concours externe d’agent des PTT, j’étais loin d’imaginer que j’allais vivre, 3 mois après, une période déterminante pour la suite de ma vie.

J’étais un jeune homme de 23 ans, arrivé de mes Côtes du Nord de l’époque, Côtes d’Armor aujourd’hui, heureux d’avoir un emploi dans une grande administration au service du public. Le hasard des affectations a fait que mon premier métier allait être opérateur téléphonique, avec un casque sur la tête, une fiche entre les mains pour mettre les gens en relation entre eux.

Très vite je m’intéressais au syndicat local, probablement une influence familiale, mon père était délégué syndical CGT au Haras de Lamballe.

Puis vinrent les grèves et le 13 mai, le central téléphonique entrait dans le mouvement. Les assemblées générales, les piquets de grèves et les manifestations étaient notre quotidien. Nous voulions changer la France et le Monde…..

Les manifestations, avec leurs parcours traditionnels, Nation Bastille, Nation République, étaient des moments de ferveur populaire impressionnants pour le jeune provincial que j’étais. J’ai conservé ma carte de grèves qui marque 18 jours de grèves avec reprise du travail le 19ème jour, le 6 juin exactement.

Et puis on y fait des rencontres. J’y ai fait une rencontre. Une petite jeune fille brune, à l’accent chantant, qui allait devenir ma femme six mois plus tard.

J’ai conservé aussi des coupures de journaux (l’Humanité, Noir et blanc) et des photos où j’apparais avec une jeune fille sur mes épaules lors de l’immense manifestation du 29 mai (le jour où disparaissait de Gaulle!). La légende présente cette photo comme une « passionnaria » en herbe sur les épaules d’un camarade galant.

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : Actualité
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Jeudi 3 janvier 2008

Nous sommes partis de Punta Sabbioni en fin d’après-midi du jeudi 20 septembre, après notre dernière visite de Venise, pour prendre la route vers la Slovénie que nous traversons dans la nuit. Nous arrivons à Opatija en Croatie et plus exactement à l’est de la province d’Istrie, à l’hôtel Méditéran.

 

Nous découvrons le site le lendemain matin. L’hôtel est face à la mer (golfe du Kvarner) et un superbe soleil annonce une belle journée.

 

Opatija, station balnéaire au passé prestigieux, est très fréquentée l’été. Les luxuriantes villas, résidences d’été, qui bordent la route sont là pour rappeler qu’elles furent habitées par des têtes couronnées et la noblesse autrichienne…

 

L’hôtel est notre base de départ des excursions que nous faisons pendant deux jours.

 

Premier jour:

Direction  Pula (Pola). Située pratiquement à l’extrémité sud de la péninsule, c’est la ville la plus importante de la région . Les arènes, construites sous Auguste, furent jadis le théâtre de sanglants combats et accueillent maintenant, en été, concerts et représentations théâtrales . Dans les caves voûtées nous visitons une exposition sur la culture de la vigne et des olives à l’époque romaine (amphores, pressoirs…) . La promenade dans la ville nous fait découvrir d’autres monuments de l’époque romaine : le temple d’Auguste sur la place de la République, la porte d’Hercule, la porte des Gémeaux…

 

James Joyce s’y installa en 1904 comme professeur d’anglais( rappelez-vous nous l’avions croisé à Trieste). On voit sa statue installée à la terrasse d’un café dans la rue piétonne, comme s’il observait les passants en dégustant un café. Je me suis procuré son livre dans la collection Folio, au titre évocateur d’aventures, Ulysse. J’avoue avoir un peu de mal à m’accrocher à la lecture tant le style est particulier…et 1157 pages… j’en ai lu actuellement à peine cent !

 

Après deux heures de visite et une ponction de quelques kunas au distributeur de billets, retour au car et en route pour le déjeuner dans le restaurant Fjord au bord du fjord de Plomin en remontant au Nord-Est vers Labin. Après le déjeuner certains en profitent pour faire quelques achats d’huile d’olive sur le petit marché installé au bord du fjord.

 

Puis départ pour Rovinj, petit cité historique pittoresque, de style vénitien, située sur la côte Ouest. Ses rues étroites nous amènent jusqu’à l’église Sainte-Euphémie, emblème de la ville, construite à l’endroit le plus élevé de la ville. Son clocher est une réplique presque parfaite du Campanile de Venise. Du terre-plein nous avons une vue splendide du port et de l’Adriatique. Le temps de prendre quelques photos, le groupe redescend pour reprendre le car qui nous amène à  Porec.

 

La journée se termine par une courte et rapide visite de la ville où nous nous attardons quand même pour admirer les mosaïques de la basilique Euphrasius, monument le plus célèbre de la ville, unique aussi en Croatie datant de l’époque byzantine. Ses mosaïques sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Retour à Opatija par le  massif Cicarija en traversant la péninsule d’Ouest en Est . Il n’y a pas beaucoup d’ambiance dans le car après cette journée fatigante, nombreux sont ceux qui se sont assoupis emportant avec eux les belles images de l’excursion.

 

Deuxième jour :

C’est une visite de l’Île de KRK (prononcer keurk) qui nous attend. En remontant la baie d’Opatija vers l’Est, le car prend la route qui surplombe le golfe du Kvarner, contourne Rijeka (Riéca), premier port industriel du pays. Nous ne nous y arrêtons pas. Les hautes cheminées des usines crachent leurs fumées polluantes. Le car emprunte le long pont (1309m) qui relie l’île au continent depuis 1980.

 

Krk est l’île la plus vaste de l’Adriatique croate. La partie Est que nous empruntons est plutôt aride. Quand nous arrivons à la ville portuaire de Krk, sur la côte sud, le paysage de type méditerranéen est plus accueillant. La circulation des véhicules dans la  vieille ville fortifiée permet aux piétons de flâner dans les rues. Nous ne visitons pas d’édifices mais nous nous attardons à l’extérieur en écoutant les explications de Majda, notre guide, sur la Cathédrale Sainte Marie, de style roman, sur les remparts de XIIème siècle, sur l’église romane Sveti Kirin,

La ballade dans l’île se poursuit en prenant le bateau pour aller sur une petite île dénommée Kosljun. Elle abrite un vieux monastère franciscain et une église abbatiale, renfermant de nombreux trésors artistiques et entourée de magnifiques jardins.

 

De retour à Krk, nous partons pour Vrbnik de l’autre côté de l’île en empruntant la Kracka Magistrale, nom donné à l’axe routier principal. Le village se dresse sur un promontoire rocheux plongeant abruptement dans la mer. Le car nous dépose sur un parking et nous continuons à pied par les vielles ruelles pour rejoindre le restaurant Gospoja où nous allons déguster le vin croate. C’est la patrie du Zlahtina, un vin blanc capiteux, couleur miel. L’accueil y est chaleureux. Nous avons passé un bon moment. J’ai acheté quelques bouteilles de blanc et de rouge.

 

Le séjour se termine et de retour à l’hôtel, nous organisons un apéro avec les achats prévus pour un pique-nique qui n’a pas eu lieu. Encore un bon moment convivial en terre croate face à la mer avec le bruit des vagues qui déferlent doucement sur la plage… (voir la vidéo)

 

Merci à Dominique, Pascale, Philippe pour leur gentillesse et leur disponibilité. Merci à l’association Voyages Coopératifs pour l’organisation de ce voyage. J’invite les lecteurs de mon blog à aller sur le site de l’association pour y découvrir les propositions de voyages : http://www.voyagescooperatifs.com

Des problèmes de transfert de la vidéo ne me permettent pas pour l'instant de la mettre en ligne.

 

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : voyages
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Dimanche 2 décembre 2007
Les arbres généalogiques peuvent être consultés sur le site 
http://copainsdavant.linternaute.com
http://famillesdavant.linternaute.com
Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : Famille
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Dimanche 4 novembre 2007

Partis en car de Lorient vers 5h30, après un passage à Auray et Vannes pour prendre des passagers, nous voilà en route pour un périple à travers la France ( Angers, Tours, Mâcon).

L’itinéraire de l’autoroute francomtoise nous amène sur l’autoroute Blanche, chantier pharaonique qui nous permet de franchir les vallées de Haute-savoie  , puis Chamonix. La traversée du tristement célèbre tunnel du Mont Blanc ( nous avons eu, toutes et tous, une pensée pour les victimes de la catastrophe) nous conduit vers la vallée d’Aoste avant de gagner la plaine du Pô et les portes de Vérone. C’est là que commence véritablement notre voyage.
 

Ah !Vérone ! Roméo, Juliette….. ! Le guide nous apprendra que l’histoire, cruelle,  de la tragédie de Shakespeare alimente la légende matérialisée à Vérone par la maison de Juliette et celle de Roméo. Cette visite guidée de deux heures, en partie sous la pluie, nous fait découvrir quelques monuments historiques comme les arènes et la piazza Bra, la piazza delle Erbe et le palais Maffei, la piazza dei Signori et l’élégante Loggia del Consiglio, sans oublier la splendide enceinte de tombeaux gothiques à côté de l’église Santa Maria Antica et puis la fameuse maison de Juliette et son balcon. 

Le voyage se poursuit par un bel itinéraire le long de la rivière Brenta, dans la campagne vénitienne. Nous visiterons l’une des nombreuses villas érigées dans le style palladien, la villa Valmarana à Mira. Nous nous dirigeons ensuite vers la station balnéaire de Lido di Jesolo sur le rivage de l’Adriatique où nous séjournerons trois jours, base de départ, pour visiter Venise et ses îles. 

La première journée est consacrée à la découverte de Venise que nous gagnerons en bateau depuis  Punta Sabbioni, parking obligatoire, à quelques kilomètres de Lido di Jesolo, afin de traverser la célèbre lagune et d’arriver ainsi au cœur de la cité par la mer. A fur et à mesure que l’on s’approche de la cité des Doges, on aperçoit au loin, la façade du palais, le Campanile et la pointe verte à quatre faces de son toit. Les bateaux déversent les groupes de touristes  sur les quais qui deviennent rapidement noirs de monde de toutes les nationalités. Dominique nous a mis en garde contre les pickpockets et les risques de se perdre en s’attardant et prendre par mégarde le pas d’un autre groupe. 

Monument incontournable, le palais des Doges, est notre première visite après une longue attente. Dans la bousculade nous arrivons enfin dans la cour, émerveillés par l’édifice qui l’a délimite. Le bâtiment est impressionnant de l’extérieur comme de l’intérieur : la façade méridionale et ses panneaux de marbre blanc et rose, la façade orientale que l’on admire depuis le Pont de la Paille, l’Escalier des Géants et ses statues colossales de Mars et de Neptune, l’Escalier d’Or orné de stucs blancs et or qui mène aux nombreuses salles du 1er étage. Ce qui m’a surtout impressionné, ce sont les salles : salles des Quatre Portes et les fresques du Tintoret, la Salle de l’Anticollège avec l’Enlèvement d’Europe de Véronèse, la salle du Collège et sa décoration de la renaissance vénitienne, la salle du Grand conseil et Le Paradis, immense toile du Tintoret. J’ai ressenti une sensation bizarre en imaginant les prisonniers se rendant au tribunal ou retournant à leurs cellules, en traversant le Pont des Soupirs qui mène de la salle du Grand Conseil aux Nouvelles Prisons.
 

La Place Saint- Marc grouille de monde et de pigeons qui n’hésitent pas à se poser sur les touristes qui leur donnent des graines. J’ai lu récemment que le maire de la ville avait interdit la vente de graines pour déloger les pigeons qui, il faut le reconnaître, salissent la place et les monuments….. 

La visite de la basilique, faite au pas de charge, tant la foule est importante, ne m’a pas permis d’admirer les mosaïques , les marbres et les œuvres d’art qui couvrent les murs du sol au plafond. J’ai préféré m’attarder à regarder la façade centrale d’aspect byzantin, certain le qualifie de primitif : les arcades, la terrasse, les copies de cuivre doré des célèbres chevaux de St Marc, le couronnement gothique au-dessus des arcades supérieures ….un chef-d’œuvre. 

Pour fuir la foule il faut pénétrer dans le cœur de Venise et encore, difficile de ne pas croiser ou suivre des promeneurs comme nous à la recherche d’un lieu insolite. Il faut suivre les canaux et passer d’une rive à l’autre par de nombreux petits ponts de pierre ou de bois. La signalétique nous ramène toujours, si nous le voulons, à la place St-Marc, donc pas de risque de se perdre. 

La Gallerie Dell’ Accademia située dans le quartier Dorsoduro, rive droite du Canal Grande , est une visite indispensable pour l’amateur de peinture. J’en ai eu plein les yeux ! Des chefs-d’œuvre de la Renaissance partout, de tous les côtés. C’est, nous dit la guide, l’un des plus grands musées du monde dont l’intérêt réside dans sa collection de peinture vénitienne : Giorgiono (la Tempête), Tintoret (le miracle de saint Marc), Véronèse (Repas chez Lévi), Gentille Bellini (la Procession sur la place Saint-Marc) pour ne citer que les plus connus.

Une petite marche, de l’Accademia par les ruelles commerçantes, nous porte vers l’église Santa Maria Gloriosa dei Frari, grand pôle artistique de Venise. Là, je découvre une œuvre majeure de Le Titien , l’Assomption, puis dans la sacristie le « Triptyque de la Vierge entourée de saints » de Giovanni Bellini. J’ai moins apprécié l’édifice pyramidal dessiné par Canova pour Le Titien. 

Le vaporetto, c’est le métro vénitien. Le bateau à moteur et la gondole  sont les seuls moyens de locomotion … avec la marche bien sûr. Le groupe est embarqué à une station près de la gare ferroviaire. Eh oui, le train arrive jusqu’à Venise ! La navigation sur le Grand Canal nous fait découvrir les superbes et nombreux palais vénitiens de part et d’autre des berges. Au passage on peut admirer le pont Rialto. Un palais a attiré mon attention, le palais Grassi, palais acheté par François Pinault pour son musée d’art contemporain. Pas le temps de s’y arrêter mais au passage nous apercevons une œuvre très métallique.

Venise c’est aussi les îles de Murano, Burano et Torcello. Nous allons les découvrir en bateau.

Nous arrivons à Murano après avoir longé la muraille de briques roses de l’île de St Michel, le cimetière de Venise. Elle est mondialement connue pour ses verreries. Une petite halte dans la verrerie Ferro Lazzarini où une démonstration d’un souffleur nous est proposée avec, évidemment,  le passage obligé d’une salle d’exposition. Quelques achats pour certains, promenade et visite de boutiques de verriers pour d’autres, nous partons pour Burano en évitant , de justesse, de laisser Vicente sur  le quai.

Burano est réputée pour sa dentelle (merletto) aujourd’hui essentiellement fabriquée en Asie, mais aussi par ses petites maisons aux couleurs vives et criardes, peintes, nous dit-on, par les femmes des marins pêcheurs afin que ceux–ci reconnaissent leur foyer de loin après quelques excès de beuverie! Nous déjeunons au restaurant Galuppi, situé sur l’artère du même nom, où un beau guitariste nous interprète quelques chansons...françaises reprisent en cœur par le groupe. Les murs du restaurant sont couverts de tableaux réalisés par le patron dont certains ne laissent pas indifférents.

Après une promenade digestive, embarquement pour Torcello. Le contraste est saisissant, entre l’animation de Murano et de Burano et le calme de Torcello. La basilique Di Santa Maria Assunta témoigne de sa splendeur et de sa puissance passée. Une courte visite nous permet de découvrir de magnifiques mosaïques vénéto-bysantine.

La visite de Trieste s’est faite sur le retour du  voyage en Istrie (Croatie). Je suis resté sur ma faim car nous n’avons pas pu prendre le temps de parcourir les principaux sites de la ville. Les immeubles sont marqués par l’empreinte de l’empire autrichien.
 
Le car nous dépose devant la gare centrale pour une pause café en attendant la guide qui nous fera visiter la ville . Le car nous transporte au sommet du col de San Giusto qui surplombe la ville et le port. Le point de vue est magnifique. A l’horizon, on aperçoit la silhouette pyramidale du Temple Marial de Monte Grisa. 

Le monument aux morts de la 1ère guerre mondial érigé par Mussolini sur le Forum romain est imposant de force. Nous ne pourrons pas pénétrer dans la cathédrale de Saint Juste en raison de l’office religieux. 

Puis nous descendons dans la ville pour nous retrouver sur la Piazza Unità, devant le Palazzo de Governo  dont la façade colorée est un peu en dehors des goûts de la ville. Sur cette grande place nous avons également la fontaine baroque des Quatre Continents qui sert de perchoir aux pigeons et l’Hôtel de ville avec sa tourelle et son horloge.

Avant de nous rendre au restaurant, nous passons devant le Théâtre Verdi et traversons la galerie Tergesteo. Quelques pas plus loin nous voilà sur le Grand Canal. Au fond, l’église Sant' Antonio Nuovo , et sur un pont, comme un promeneur solitaire, la statue de James Joyce, qui rappelle qu’il vécut à Trieste, vous savez, « Ulisse » c’est lui. Nous le retrouverons d’ailleurs assis à une terrasse d’un café à Pula en Istrie.

Le séjour en Italie se termine par une nuitée sur les hauteurs du lac de Garde que nous apercevrons à peine dans la brume.

Je continuerai le récit du voyage en Istrie dans une deuxième partie…..

 

Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : voyages
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Lundi 10 septembre 2007

Elles sont répertoriées dans quatre albums: acryliques, huiles, aquarelles, pastels.Ces oeuvres sont réalisées , pour la plus part, dans l'atelier de l'association  "atelier du Thabor"à Rennes. site internet: www.atelierduthabor.fr
Je donnerai au fil du temps quelques expliquations sur la réalisation de telle ou telle oeuvre.Mais vous pouvez aussi me donner vos impressions dès maintenant. 
Françoise Barbe-Gall, dans son ouvrage intitulé " Comment regarder un tableau? éditions EPA- Hachette-Livre, 2006" explique bien l'état d'esprit dans lequel un spectateur se trouve face à une oeuvre." Qui n'a pas éprouvé, devant un tableau, ce sentiment de ne pas posséder les clés pour le décripter? On ne sait pas toujours expliquer ce que l'on regarde, mais l'on est capable de caractériser la façon dont on le reçoit, avec plus ou moins de clarté, comme une oeuvre brutale ou séduisante". Et bien dites mois ce que vous ressentez ! 
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Par Daniel HEURTAULT - Publié dans : Artiste
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