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Dimanche 11 mai 2008
Au moment où le Président de la république s'offusque de la partialité de la presse et des journalistes, (il l'a moins été pendant la campagne électorale qui l'a porté, hélas, au pouvoir), il me semble qu'il faut préciser quelques principes qui contribueraient à la réalisation d'un Etat impatial.

I. L’ETAT

Pour mener une réflexion profonde sur le concept d’Etat impartial, il me paraît souhaitable de se mettre, d’abord, d’accord  sur la notion de l’Etat dans notre démocratie à la française.

L’État est l’organisation politique et juridique du pays. Il est délimité par des frontières territoriales à l'intérieur desquelles ses lois s'appliquent et est constitué d’institutions par lesquelles il exerce autorité et pouvoir. La légitimité de cette autorité repose sur la souveraineté du peuple.

L’Etat est dirigé par le Président de la République désigné aussi  Chef de l’Etat, élu au suffrage universel et gouverné par un gouvernement nommé par lui, issu des élections législatives au suffrage majoritaire à deux tours. Les pratiques actuelles nous amènent à nous interroger sur le rôle des uns des autres.

La Constitution  de 1958, texte fondateur de la 5ème République, a pour objet d'instituer les règles de droit fondamentales concernant la nature de l'Etat, le régime politique, la désignation des gouvernants et la définition de leurs compétences, les libertés et les droits garantis aux individus et aux groupes sociaux.

 Cette Constitution est-elle garante d’un Etat impartiale ?

Sans rentrer dans le détail de la Constitution de la 5ème République, celle-ci institutionnalise la séparation des pouvoirs (l’exécutif et le judiciaire) et définit les fonctions de l’Etat dont la principale : assurer la sécurité des personnes et des biens et le bien-être collectif.

Comment cette fonction peut-elle être assurer ?

En premier lieu, il y a ce que l’on dénomme, les fonctions primaires ou régaliennes, à savoir :  les fonctions de décision (élaboration des lois par le gouvernement et vote des lois par le parlement) et de coercition (application des lois par la police, l’armée et l’appareil judiciaire).

L'exercice de ces fonctions a pour finalité de garantir la sécurité des citoyens en assurant l'ordre public.

Il y a aussi des fonctions dites secondaires : administratives, d’éducation, d’assistance sociale et économiques.

L’Etat se définit par la forme de gouvernance appliquée dans notre  pays : le régime  démocratique. C’est à dire le régime politique dans lequel la souveraineté est exercée par le peuple, c’est à dire par l'ensemble des citoyens, au moyen du suffrage universel direct ou indirect.

 L'individu, le citoyen ont des rapports particuliers avec le pouvoir. Ils sont de deux sortes et se manifestent sous forme de devoirs.

Tout d’abord, devoir d’obéissance, parce que la première fonction du pouvoir est d’assurer l’ordre public, condition de toute vie sociale, de toute liberté, de tout progrès.

Mais  ce devoir d’obéissance va de pair avec le devoir de résistance parce que le pouvoir tend toujours à l'abus, c’est à dire qu'il tend toujours à imposer aux citoyens plus que nécessaire. Il y a en effet un risque d’ivresse du pouvoir chez ceux qui gouvernent  qui peut les rendre incapables de mesure.

Comme l’écrit le philosophe Alain : "Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté"

 Entre les deux il y a le devoir de vigilance.  Aussi est -il de la prudence pour les citoyens d'opposer à tout pouvoir une résistance d'opinion...

L'important n'est donc pas, pour le citoyen, de changer de dirigeants en substituant un pouvoir à un autre pouvoir, mais d'exercer sur tout pouvoir un contrôle vigilant. Même si le pouvoir en place correspond à nos valeurs.

La liberté de pensée et la liberté d'expression apparaissent ainsi comme le fondement de toutes les libertés politiques, et l'arme la plus efficace dont dispose le citoyen pour se défendre contre les abus auxquels peuvent être tenté le pouvoir en exercice.

II. IMPARTIALITE

 

Et l’impartialité alors ! Comment se définit-elle ?

 

L'impartialité est l'absence de parti pris. Elle est généralement associée à la neutralité, l'équité, l'objectivité, la notion de justice.

La neutralité désigne généralement un positionnement d'abstention bienveillant, l'absence d'implication. Vaste débat, l’Etat doit-il être neutre ? Je dirais non, car sa mission essentielle, de mon point de vue, est de prendre parti pour le bien être des plus faibles dans le sens de la justice.

La justice au sens de l'idée de justice est d’un point de vue moral comme le fait de donner à chacun ce qui lui revient. C’est aussi une vertu.

Dans le domaine de la médiation, l'impartialité concerne la relation du médiateur qui doit être attentif aux sentiments qu'il peut éprouver à l'égard d'une partie avec les parties, tandis que la neutralité est relative à la solution.

En droit, l'impartialité est l'attitude qui doit permettre d'éliminer toute subjectivité dans un jugement.

III. L’ETAT IMPARTIAL

 

Après avoir tenté de définir l’Etat et la notion d’impartialité, comment définir l’Etat impartial ?

 

La question d’exigence d’un Etat impartial, résulte du constat de dérives dans l’exercice du pouvoir. Et ces dérives apparaissent dans de nombreux domaines amplifiés par le traitement, pour le coup partial, de l’information.

 

Ce concept d’Etat impartial est apparu pendant la campagne pour l’élection présidentielle de mai 2007 quand le candidat Sarkosy, alors toujours ministre  de l’intérieur, préparait son élection , suivi par une presse, faiseuse d’opinions. En France, le pouvoir actuel est concentré entre les mains d’un même parti (Présidence, Assemblé Nationale, Sénat, Conseil Constitutionnel, C.S.A….). Il est soutenu par les patrons des grandes entreprises privées et publiques, par la plus part des patrons des médias (presse écrite et audio-visuelle).

 Le pouvoir judiciaire est aussi inféodé au pouvoir actuel car son indépendance,  pourtant écrite dans les textes, n’est pas réelle ; les magistrats s’en plaignent souvent.  

 

L’Etat sera impartial dans une République du respect, comme l’a dit Ségolène Royal. C’est à dire une République de liberté et de justice, une République où l’efficacité économique doit aller de pair avec le progrès social, une République qui instaure des règles justes dans une économie mondialisée et qui refuse la régression sociale.

 

Comment peut-on y parvenir ?

 

1)        par une affirmation forte de la loi de 1905 sur la laïcité et en faisant la promotion de cette loi.

 

2)    par la représentation démocratique :

 

- un Parlement à l’image du pays en instaurant une représentation proportionnelle pour les sièges des députés sans oublier la nécessaire représentativité des femmes, des diverses origines et expériences.

- des députés et sénateurs à plein temps en mettant fin au cumul des mandats. Leur vote doit être personnel et public.

- autoriser les étrangers en situation régulière en France depuis 5 ans à voter aux élections locales.

    

 3)  par un pouvoir de contrôle réel du Parlement en soumettant les nominations des membres des autorités de contrôle au Parlement se prononçant à la majorité des deux tiers, pour que soient nommés les plus compétents et non les plus proches du pouvoir. Renforcer le pouvoir d’enquête des députés, et de maîtrise de l’ordre du jour.

Refaire du Parlement le lieu du débat public sur les grands sujets nationaux et européens et supprimer les passages en force du Gouvernement (suppression du 49.3, du vote bloqué et des ordonnances sur les sujets importants).

4)   par la désignation, concertée avec l’opposition, des membres du Conseil Constitutionnel et du CSA en bannissant les nominations de complaisance, en mettant fin à l’État monopolisé par un clan, les puissances d'argent et les lobbies de tous ordres.

 5)   par l’indépendance du pouvoir judiciaire

 6)     par une gouvernance avec la participation des Français en donnant aux citoyens le pouvoir de saisir directement les autorités de contrôle, en  renforçant l’usage du référendum et son champ d’application.

 7)     par une séparation des pouvoirs politiques et médiatiques en interdisant aux grands groupes privés qui vivent des commandes de l’État de posséder des médias, en renforçant les mesures anti-concentration dans les médias en garantissant par la loi, l’honnêteté des sondages.

 8)   par une implication dans le domaine économique  en aidant les entreprises, mais en exigeant des contreparties en matière d’emplois, de salaires ; en aidant les citoyens en difficulté mais en leur demandant de s’engager, de se prendre en main. L’État et les puissances économiques devront montrer l’exemple en s’appliquant les réformes qu’ils demandent à la société.

 

 9)   par l’engagement qu’aucune grande réforme ne doit se faire sans concertation et négociation. Il faut des discussions avec les partenaires sociaux, mais aussi avec les autres forces politiques. Plutôt que d’opposer les Français les uns aux autres, il faut associer aux choix primordiaux, les autres partis républicains, même ceux qui ne sont pas dans la majorité présidentielle.

 

10)  par la garantie des libertés publiques en ne laissant pas s’installer les violences et les fractures dans les quartiers.

 

Voilà, pour ce qui me concerne, les dix mesures essentielles qui garantiraient l’existence d’un Etat impartial.

par Daniel HEURTAULT
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Lundi 24 mars 2008

Au moment où l’on s’apprête à commémorer les 40 ans  des événements de mai 1968, j’ai envie de raconter mon histoire.

Quand j’ai débarqué,venant de Lamballe, avec ma valise, gare Montparnasse, au début du mois de février 1968 pour rejoindre mon affectation, au central téléphonique de Paris Inter archives après une réussite au concours externe d’agent des PTT, j’étais loin d’imaginer que j’allais vivre, 3 mois après, une période déterminante pour la suite de ma vie.

J’étais un jeune homme de 23 ans, arrivé de mes Côtes du Nord de l’époque, Côtes d’Armor aujourd’hui, heureux d’avoir un emploi dans une grande administration au service du public. Le hasard des affectations a fait que mon premier métier allait être opérateur téléphonique, avec un casque sur la tête, une fiche entre les mains pour mettre les gens en relation entre eux.

Très vite je m’intéressais au syndicat local, probablement une influence familiale, mon père était délégué syndical CGT au Haras de Lamballe.

Puis vinrent les grèves et le 13 mai, le central téléphonique entrait dans le mouvement. Les assemblées générales, les piquets de grèves et les manifestations étaient notre quotidien. Nous voulions changer la France et le Monde…..

Les manifestations, avec leurs parcours traditionnels, Nation Bastille, Nation République, étaient des moments de ferveur populaire impressionnants pour le jeune provincial que j’étais. J’ai conservé ma carte de grèves qui marque 18 jours de grèves avec reprise du travail le 19ème jour, le 6 juin exactement.

Et puis on y fait des rencontres. J’y ai fait une rencontre. Une petite jeune fille brune, à l’accent chantant, qui allait devenir ma femme six mois plus tard.

J’ai conservé aussi des coupures de journaux (l’Humanité, Noir et blanc) et des photos où j’apparais avec une jeune fille sur mes épaules lors de l’immense manifestation du 29 mai (le jour où disparaissait de Gaulle!). La légende présente cette photo comme une « passionnaria » en herbe sur les épaules d’un camarade galant.

par Daniel HEURTAULT publié dans : Actualité
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Jeudi 3 janvier 2008

Nous sommes partis de Punta Sabbioni en fin d’après-midi du jeudi 20 septembre, après notre dernière visite de Venise, pour prendre la route vers la Slovénie que nous traversons dans la nuit. Nous arrivons à Opatija en Croatie et plus exactement à l’est de la province d’Istrie, à l’hôtel Méditéran.

 

Nous découvrons le site le lendemain matin. L’hôtel est face à la mer (golfe du Kvarner) et un superbe soleil annonce une belle journée.

 

Opatija, station balnéaire au passé prestigieux, est très fréquentée l’été. Les luxuriantes villas, résidences d’été, qui bordent la route sont là pour rappeler qu’elles furent habitées par des têtes couronnées et la noblesse autrichienne…

 

L’hôtel est notre base de départ des excursions que nous faisons pendant deux jours.

 

Premier jour:

Direction  Pula (Pola). Située pratiquement à l’extrémité sud de la péninsule, c’est la ville la plus importante de la région . Les arènes, construites sous Auguste, furent jadis le théâtre de sanglants combats et accueillent maintenant, en été, concerts et représentations théâtrales . Dans les caves voûtées nous visitons une exposition sur la culture de la vigne et des olives à l’époque romaine (amphores, pressoirs…) . La promenade dans la ville nous fait découvrir d’autres monuments de l’époque romaine : le temple d’Auguste sur la place de la République, la porte d’Hercule, la porte des Gémeaux…

 

James Joyce s’y installa en 1904 comme professeur d’anglais( rappelez-vous nous l’avions croisé à Trieste). On voit sa statue installée à la terrasse d’un café dans la rue piétonne, comme s’il observait les passants en dégustant un café. Je me suis procuré son livre dans la collection Folio, au titre évocateur d’aventures, Ulysse. J’avoue avoir un peu de mal à m’accrocher à la lecture tant le style est particulier…et 1157 pages… j’en ai lu actuellement à peine cent !

 

Après deux heures de visite et une ponction de quelques kunas au distributeur de billets, retour au car et en route pour le déjeuner dans le restaurant Fjord au bord du fjord de Plomin en remontant au Nord-Est vers Labin. Après le déjeuner certains en profitent pour faire quelques achats d’huile d’olive sur le petit marché installé au bord du fjord.

 

Puis départ pour Rovinj, petit cité historique pittoresque, de style vénitien, située sur la côte Ouest. Ses rues étroites nous amènent jusqu’à l’église Sainte-Euphémie, emblème de la ville, construite à l’endroit le plus élevé de la ville. Son clocher est une réplique presque parfaite du Campanile de Venise. Du terre-plein nous avons une vue splendide du port et de l’Adriatique. Le temps de prendre quelques photos, le groupe redescend pour reprendre le car qui nous amène à  Porec.

 

La journée se termine par une courte et rapide visite de la ville où nous nous attardons quand même pour admirer les mosaïques de la basilique Euphrasius, monument le plus célèbre de la ville, unique aussi en Croatie datant de l’époque byzantine. Ses mosaïques sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Retour à Opatija par le  massif Cicarija en traversant la péninsule d’Ouest en Est . Il n’y a pas beaucoup d’ambiance dans le car après cette journée fatigante, nombreux sont ceux qui se sont assoupis emportant avec eux les belles images de l’excursion.

 

Deuxième jour :

C’est une visite de l’Île de KRK (prononcer keurk) qui nous attend. En remontant la baie d’Opatija vers l’Est, le car prend la route qui surplombe le golfe du Kvarner, contourne Rijeka (Riéca), premier port industriel du pays. Nous ne nous y arrêtons pas. Les hautes cheminées des usines crachent leurs fumées polluantes. Le car emprunte le long pont (1309m) qui relie l’île au continent depuis 1980.

 

Krk est l’île la plus vaste de l’Adriatique croate. La partie Est que nous empruntons est plutôt aride. Quand nous arrivons à la ville portuaire de Krk, sur la côte sud, le paysage de type méditerranéen est plus accueillant. La circulation des véhicules dans la  vieille ville fortifiée permet aux piétons de flâner dans les rues. Nous ne visitons pas d’édifices mais nous nous attardons à l’extérieur en écoutant les explications de Majda, notre guide, sur la Cathédrale Sainte Marie, de style roman, sur les remparts de XIIème siècle, sur l’église romane Sveti Kirin,

La ballade dans l’île se poursuit en prenant le bateau pour aller sur une petite île dénommée Kosljun. Elle abrite un vieux monastère franciscain et une église abbatiale, renfermant de nombreux trésors artistiques et entourée de magnifiques jardins.

 

De retour à Krk, nous partons pour Vrbnik de l’autre côté de l’île en empruntant la Kracka Magistrale, nom donné à l’axe routier principal. Le village se dresse sur un promontoire rocheux plongeant abruptement dans la mer. Le car nous dépose sur un parking et nous continuons à pied par les vielles ruelles pour rejoindre le restaurant Gospoja où nous allons déguster le vin croate. C’est la patrie du Zlahtina, un vin blanc capiteux, couleur miel. L’accueil y est chaleureux. Nous avons passé un bon moment. J’ai acheté quelques bouteilles de blanc et de rouge.

 

Le séjour se termine et de retour à l’hôtel, nous organisons un apéro avec les achats prévus pour un pique-nique qui n’a pas eu lieu. Encore un bon moment convivial en terre croate face à la mer avec le bruit des vagues qui déferlent doucement sur la plage… (voir la vidéo)

 

Merci à Dominique, Pascale, Philippe pour leur gentillesse et leur disponibilité. Merci à l’association Voyages Coopératifs pour l’organisation de ce voyage. J’invite les lecteurs de mon blog à aller sur le site de l’association pour y découvrir les propositions de voyages : http://www.voyagescooperatifs.com

Des problèmes de transfert de la vidéo ne me permettent pas pour l'instant de la mettre en ligne.

 

par Daniel HEURTAULT publié dans : voyages
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Dimanche 2 décembre 2007
Les arbres généalogiques peuvent être consultés sur le site 
http://copainsdavant.linternaute.com
http://famillesdavant.linternaute.com
par Daniel HEURTAULT publié dans : Famille
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Dimanche 4 novembre 2007

Partis en car de Lorient vers 5h30, après un passage à Auray et Vannes pour prendre des passagers, nous voilà en route pour un périple à travers la France ( Angers, Tours, Mâcon).

L’itinéraire de l’autoroute francomtoise nous amène sur l’autoroute Blanche, chantier pharaonique qui nous permet de franchir les vallées de Haute-savoie  , puis Chamonix. La traversée du tristement célèbre tunnel du Mont Blanc ( nous avons eu, toutes et tous, une pensée pour les victimes de la catastrophe) nous conduit vers la vallée d’Aoste avant de gagner la plaine du Pô et les portes de Vérone. C’est là que commence véritablement notre voyage.
 

Ah !Vérone ! Roméo, Juliette….. ! Le guide nous apprendra que l’histoire, cruelle,  de la tragédie de Shakespeare alimente la légende matérialisée à Vérone par la maison de Juliette et celle de Roméo. Cette visite guidée de deux heures, en partie sous la pluie, nous fait découvrir quelques monuments historiques comme les arènes et la piazza Bra, la piazza delle Erbe et le palais Maffei, la piazza dei Signori et l’élégante Loggia del Consiglio, sans oublier la splendide enceinte de tombeaux gothiques à côté de l’église Santa Maria Antica et puis la fameuse maison de Juliette et son balcon. 

Le voyage se poursuit par un bel itinéraire le long de la rivière Brenta, dans la campagne vénitienne. Nous visiterons l’une des nombreuses villas érigées dans le style palladien, la villa Valmarana à Mira. Nous nous dirigeons ensuite vers la station balnéaire de Lido di Jesolo sur le rivage de l’Adriatique où nous séjournerons trois jours, base de départ, pour visiter Venise et ses îles. 

La première journée est consacrée à la découverte de Venise que nous gagnerons en bateau depuis  Punta Sabbioni, parking obligatoire, à quelques kilomètres de Lido di Jesolo, afin de traverser la célèbre lagune et d’arriver ainsi au cœur de la cité par la mer. A fur et à mesure que l’on s’approche de la cité des Doges, on aperçoit au loin, la façade du palais, le Campanile et la pointe verte à quatre faces de son toit. Les bateaux déversent les groupes de touristes  sur les quais qui deviennent rapidement noirs de monde de toutes les nationalités. Dominique nous a mis en garde contre les pickpockets et les risques de se perdre en s’attardant et prendre par mégarde le pas d’un autre groupe. 

Monument incontournable, le palais des Doges, est notre première visite après une longue attente. Dans la bousculade nous arrivons enfin dans la cour, émerveillés par l’édifice qui l’a délimite. Le bâtiment est impressionnant de l’extérieur comme de l’intérieur : la façade méridionale et ses panneaux de marbre blanc et rose, la façade orientale que l’on admire depuis le Pont de la Paille, l’Escalier des Géants et ses statues colossales de Mars et de Neptune, l’Escalier d’Or orné de stucs blancs et or qui mène aux nombreuses salles du 1er étage. Ce qui m’a surtout impressionné, ce sont les salles : salles des Quatre Portes et les fresques du Tintoret, la Salle de l’Anticollège avec l’Enlèvement d’Europe de Véronèse, la salle du Collège et sa décoration de la renaissance vénitienne, la salle du Grand conseil et Le Paradis, immense toile du Tintoret. J’ai ressenti une sensation bizarre en imaginant les prisonniers se rendant au tribunal ou retournant à leurs cellules, en traversant le Pont des Soupirs qui mène de la salle du Grand Conseil aux Nouvelles Prisons.
 

La Place Saint- Marc grouille de monde et de pigeons qui n’hésitent pas à se poser sur les touristes qui leur donnent des graines. J’ai lu récemment que le maire de la ville avait interdit la vente de graines pour déloger les pigeons qui, il faut le reconnaître, salissent la place et les monuments….. 

La visite de la basilique, faite au pas de charge, tant la foule est importante, ne m’a pas permis d’admirer les mosaïques , les marbres et les œuvres d’art qui couvrent les murs du sol au plafond. J’ai préféré m’attarder à regarder la façade centrale d’aspect byzantin, certain le qualifie de primitif : les arcades, la terrasse, les copies de cuivre doré des célèbres chevaux de St Marc, le couronnement gothique au-dessus des arcades supérieures ….un chef-d’œuvre. 

Pour fuir la foule il faut pénétrer dans le cœur de Venise et encore, difficile de ne pas croiser ou suivre des promeneurs comme nous à la recherche d’un lieu insolite. Il faut suivre les canaux et passer d’une rive à l’autre par de nombreux petits ponts de pierre ou de bois. La signalétique nous ramène toujours, si nous le voulons, à la place St-Marc, donc pas de risque de se perdre. 

La Gallerie Dell’ Accademia située dans le quartier Dorsoduro, rive droite du Canal Grande , est une visite indispensable pour l’amateur de peinture. J’en ai eu plein les yeux ! Des chefs-d’œuvre de la Renaissance partout, de tous les côtés. C’est, nous dit la guide, l’un des plus grands musées du monde dont l’intérêt réside dans sa collection de peinture vénitienne : Giorgiono (la Tempête), Tintoret (le miracle de saint Marc), Véronèse (Repas chez Lévi), Gentille Bellini (la Procession sur la place Saint-Marc) pour ne citer que les plus connus.

Une petite marche, de l’Accademia par les ruelles commerçantes, nous porte vers l’église Santa Maria Gloriosa dei Frari, grand pôle artistique de Venise. Là, je découvre une œuvre majeure de Le Titien , l’Assomption, puis dans la sacristie le « Triptyque de la Vierge entourée de saints » de Giovanni Bellini. J’ai moins apprécié l’édifice pyramidal dessiné par Canova pour Le Titien. 

Le vaporetto, c’est le métro vénitien. Le bateau à moteur et la gondole  sont les seuls moyens de locomotion … avec la marche bien sûr. Le groupe est embarqué à une station près de la gare ferroviaire. Eh oui, le train arrive jusqu’à Venise ! La navigation sur le Grand Canal nous fait découvrir les superbes et nombreux palais vénitiens de part et d’autre des berges. Au passage on peut admirer le pont Rialto. Un palais a attiré mon attention, le palais Grassi, palais acheté par François Pinault pour son musée d’art contemporain. Pas le temps de s’y arrêter mais au passage nous apercevons une œuvre très métallique.

Venise c’est aussi les îles de Murano, Burano et Torcello. Nous allons les découvrir en bateau.

Nous arrivons à Murano après avoir longé la muraille de briques roses de l’île de St Michel, le cimetière de Venise. Elle est mondialement connue pour ses verreries. Une petite halte dans la verrerie Ferro Lazzarini où une démonstration d’un souffleur nous est proposée avec, évidemment,  le passage obligé d’une salle d’exposition. Quelques achats pour certains, promenade et visite de boutiques de verriers pour d’autres, nous partons pour Burano en évitant , de justesse, de laisser Vicente sur  le quai.

Burano est réputée pour sa dentelle (merletto) aujourd’hui essentiellement fabriquée en Asie, mais aussi par ses petites maisons aux couleurs vives et criardes, peintes, nous dit-on, par les femmes des marins pêcheurs afin que ceux–ci reconnaissent leur foyer de loin après quelques excès de beuverie! Nous déjeunons au restaurant Galuppi, situé sur l’artère du même nom, où un beau guitariste nous interprète quelques chansons...françaises reprisent en cœur par le groupe. Les murs du restaurant sont couverts de tableaux réalisés par le patron dont certains ne laissent pas indifférents.

Après une promenade digestive, embarquement pour Torcello. Le contraste est saisissant, entre l’animation de Murano et de Burano et le calme de Torcello. La basilique Di Santa Maria Assunta témoigne de sa splendeur et de sa puissance passée. Une courte visite nous permet de découvrir de magnifiques mosaïques vénéto-bysantine.

La visite de Trieste s’est faite sur le retour du  voyage en Istrie (Croatie). Je suis resté sur ma faim car nous n’avons pas pu prendre le temps de parcourir les principaux sites de la ville. Les immeubles sont marqués par l’empreinte de l’empire autrichien.
 
Le car nous dépose devant la gare centrale pour une pause café en attendant la guide qui nous fera visiter la ville . Le car nous transporte au sommet du col de San Giusto qui surplombe la ville et le port. Le point de vue est magnifique. A l’horizon, on aperçoit la silhouette pyramidale du Temple Marial de Monte Grisa. 

Le monument aux morts de la 1ère guerre mondial érigé par Mussolini sur le Forum romain est imposant de force. Nous ne pourrons pas pénétrer dans la cathédrale de Saint Juste en raison de l’office religieux. 

Puis nous descendons dans la ville pour nous retrouver sur la Piazza Unità, devant le Palazzo de Governo  dont la façade colorée est un peu en dehors des goûts de la ville. Sur cette grande place nous avons également la fontaine baroque des Quatre Continents qui sert de perchoir aux pigeons et l’Hôtel de ville avec sa tourelle et son horloge.

Avant de nous rendre au restaurant, nous passons devant le Théâtre Verdi et traversons la galerie Tergesteo. Quelques pas plus loin nous voilà sur le Grand Canal. Au fond, l’église Sant' Antonio Nuovo , et sur un pont, comme un promeneur solitaire, la statue de James Joyce, qui rappelle qu’il vécut à Trieste, vous savez, « Ulisse » c’est lui. Nous le retrouverons d’ailleurs assis à une terrasse d’un café à Pula en Istrie.

Le séjour en Italie se termine par une nuitée sur les hauteurs du lac de Garde que nous apercevrons à peine dans la brume.

Je continuerai le récit du voyage en Istrie dans une deuxième partie…..

 

par Daniel HEURTAULT publié dans : voyages
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Lundi 10 septembre 2007

Elles sont répertoriées dans quatre albums: acryliques, huiles, aquarelles, pastels.Ces oeuvres sont réalisées , pour la plus part, dans l'atelier de l'association  "atelier du Thabor"à Rennes. site internet: www.atelierduthabor.fr
Je donnerai au fil du temps quelques expliquations sur la réalisation de telle ou telle oeuvre.Mais vous pouvez aussi me donner vos impressions dès maintenant. 
Françoise Barbe-Gall, dans son ouvrage intitulé " Comment regarder un tableau? éditions EPA- Hachette-Livre, 2006" explique bien l'état d'esprit dans lequel un spectateur se trouve face à une oeuvre." Qui n'a pas éprouvé, devant un tableau, ce sentiment de ne pas posséder les clés pour le décripter? On ne sait pas toujours expliquer ce que l'on regarde, mais l'on est capable de caractériser la façon dont on le reçoit, avec plus ou moins de clarté, comme une oeuvre brutale ou séduisante". Et bien dites mois ce que vous ressentez ! 
Si vous regardez ce blog et si ça vous intéresse inscivez vous à la newsletter ou faites inscrire vos relations. Merci d'avance.

par Daniel HEURTAULT publié dans : Artiste
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Mardi 24 juillet 2007

En retraite depuis maintenant 5 ans, je me suis inscrit à un atelier de peinture pour réaliser une envie et accomplir quelque chose que je voulais faire depuis longtemps. Par manque de temps durant mon activité professionnelle, je ne pouvais m'y donner complètement. J'utilise pour l'instant toutes les techniques (aquarelle, pastel, acrylique et huile). Certaines de mes réalisations ont été sélectionnées pour des expositions et concours.

par Daniel HEURTAULT publié dans : Artiste
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Samedi 21 juillet 2007

Du 19 au 26 juin 2007 , le GR34 nous a conduit de Pléhérel plage à Kérity, une superbe ballade de 140 km par le sentier des douaniers même si le temps ne s'y prêtait pas toujours (voir la vidéo) à suivre.....

 

 

 

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par Daniel HEURTAULT publié dans : voyages
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